Introduction à la préparation mentale

Introduction à la préparation mentale

C’est un sujet qui me tient très à cœur puisque c’est dans ce domaine que j’envisage d’exercer en grande partie après mes études.

Très vite je me suis rendu compte de l’importance du mental. Une question m’obsédait, pourquoi lui y arrive et pas l’autre ? Ça m’a amené à aller chercher plus loin que le développement physique ou la planification d’entrainement.

On connait tous cet ami qui casse sa raquette, frappe les séparations, crie à tous les points et l’autre qui ne parlera pas durant tout le match. En fait, le mental c’est ce qui nous différencie le plus. Avec l’entrainement, on acquiert tous à peu près les mêmes habiletés techniques et physiques.  Néanmoins, la relation à notre environnement, adversaire et envers nous-même est totalement différente. Il a d’ailleurs été prouvé qu’un sportif avec un plus grand sentiment d’efficacité personnel gagne face à un joueur d’un même niveau mais avec un SEP plus faible. On peut aussi faire le lien avec un article précédent sur l’attribution causale. Quelles causes attribuons-nous à nos défaites et victoires, et comment cela nous impacte. Ecoutez Martin Fourcade, grand champion, attribuer les raisons de sa défaite, c’est frappant. Des causes, interne, instable et contrôlable, le cocktail gagnant.

D’ailleurs globalement, la plupart des grands champions font preuve d’une grande lucidité et d’intelligence intrapersonnelle. Petit aparté intéressant, Howard Becker publie la théorie des intelligences multiples, démontre la stupidité des tests de QI pour démontrer l’intelligence et affirme qu’il en existe 7 formes dont l’intelligence intrapersonnelle, étant la capacité de savoir qui on est, d’objectiver ce que l’on ressent et d’en avoir le contrôle.

Les habiletés mentales

Il existe beaucoup d’habiletés mentales différente. Voici pour moi, les plus importantes.

  • Fixation d’objectif : Qu’est-ce que je veux atteindre? Pourquoi ? En combien de temps ?
  • L’attention : Mélange entre la concentration et l’automatisation. C’est-à-dire qu’on cherche à se concentrer, pas sur son geste mais sur l’adversaire et le traitement de l’information. Le geste qui doit en découler doit être fluide. Combien de fois on arrive en match, on se met à vouloir contrôler son geste avec la pression, on ne fait plus attention à l’adversaire, on est lent, on recule…
  • La motivation : C’est tout simplement ce qui fait que vous venez vous entrainer. Pas de motivation, peu d’entrainement. Et même si on y va, sans motivation l’intensité ne sera pas maximale. On distingue deux grands types de motivation, la motivation intrinsèque et extrinsèque. Une motivation extrinsèque serait de jouer pour faire plaisir aux parents ou pour être avec ses copains. Une motivation intrinsèque serait d’avoir le sentiment de progresser, de se développer, d’atteindre des objectifs personnels.
  • La gestion des émotions : Comment se contrôler, comprendre pourquoi j’ai tel ou tel réaction. Gérer ses peurs !

La méditation

Je trouve que c’est une bonne technique qui découle sur un état psychique permettant de comprendre beaucoup de chose. Savoir gérer ses pensées et les émotions qui en découlent en les laissant aller. Se relâcher musculairement. Personnellement, je n’en fais pas assez, je m’endors quasiment à chaque fois. C’est plus facile avec quelqu’un qui vous parle, qui peux, avec sa voix, moduler votre état de veille pour vous maintenir au bon endroit.

En préparation mentale, on se sert finalement pas mal de sophrologie. Les sophrologues eux même font de la préparation mentale même si le contexte n’est pas le même. Au final, quand il s’agit de comprendre l’individu, ses craintes, il faut élargir ses horizons.

Le développement personnel

J’embraye sur un sujet qui s’éloigne un peu du tennis de table. J’aime bien le développement personnel. Pas celui qui vous vends des formations à 2000€ pour devenir riche mais celui qui va vous permettre de comprendre qui vous êtes, ce que vous voulez, votre mission.

On a l’habitude de dire que l’on joue en match comme on joue à l’entrainement. Si on fait n’importe quoi à l’entrainement, que l’on bâcle les balles, qu’on n’est pas rigoureux, difficile de l’être en match. Moi je dirai même que l’on joue comme on vie. Je ne vois pas comment on peut progresser mentalement en ne travaillant qu’à la salle de ping. Développer son mental est un travail de chaque instant. Là en ce moment, êtes-vous concentrés à 100% sur ce que vous faites ? Supportez-vous facilement les échecs professionnels ? Comment réagissez-vous à des commentaires négatifs ?

Transposez ça au match de ping, je loupe un point je me dis que ce n’est pas grave ou je me culpabilise ? L’arbitre me fait une réflexion, je remets la faute sur lui ? Je loupe un topspin, je suis responsable ou j’accuse la table, la balle?…

 

Conclusion

Je pense qu’on a tous des blocages qui nous empêche de progresser et pas forcément que dans le ping. Si j’écris cet article, c’est pour vous faire comprendre que ce n’est pas une fatalité. Le mental n’est pas quelque chose de mystique sur lequel nous n’avons pas le contrôle. On a le contrôle ! On a la possibilité de le travailler. Au fil des articles, je vais m’efforcer de vous donner les techniques et conseils pour progresser dans ce domaine.

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